Dis? - A quoi tu penses?

Dis? - A quoi tu penses?

Minuit.
Molly se réveilla en sursaut. Cela faisait un mois déjà qu'elle se réveillait la nuit. La tête encore dans son cauchemar. Toujours le même, inexplicable et invraisemblable.
Elle se leva et se servit un café, comme à son habitude.
Elle savait qu'elle ne pourrait pas se rendormir. Elle alluma une cigarette. Elle avait recommencé à fumer depuis un mois, depuis que ses cauchemars avaient commencé.
Elle ouvrit la porte-fenêtre et s'accouda au balcon. Dehors Paris dormait. Elle aimait regarder ces lumières, et imaginer qu'elle était seule à être réveillée. Cela lui procurait un certain pouvoir qu'elle n'avait pas dans la vie courante.
Tout à l'heure elle rejoindrait son bureau à la Lawyers-Corporation, un célèbre cabinet d'avocats. Molly était une de ces jeunes filles brillantes et renfermées qui réussissaient en affaires mais jamais en amour. C'est peut-être d'ailleurs suite à cet échec amoureux qu'elle faisait une carrière exemplaire. Molly était pourtant une jeune fille attirante, mais comme le disait sa mère, elle faisait fuir les hommes avec son ambition sans retenue et son assiduité continue au travail. Elle avait eu un compagnon, mais cela remontait à plusieurs années, durant sa première année de faculté de droit. Il s'appelait James. Ensemble ils avaient élaborés des projets, des projets pour « après » comme ils disaient, mais finalement il l'avait quitté pour une fille rencontrée à une soirée. Elle n'avait plus jamais revu ce garçon et ne s'était plus arrêtée sur ce sentiment étrange qu'était l'amour.
Elle écrasa sa cigarette et décida d'aller se doucher.

Six Heures Trente
La sonnerie du réveil emplie la pièce. C'était une des ces radios locales qui s'évertuaient à faire de la publicité pour des chansons qu'on aurait oublié dans un an.
Peter s'étira et se leva, les yeux encore fermés. Il fila se préparer.
Il quitta son petit appartement un quart d'heure plus tard en direction de son café qu'il essayait de développer le plus qu'il pouvait.
Cela faisait bientôt deux ans qu'il avait acheté ce fond de commerce et avait tenté d'en faire un lieu attrayant.
Dans le quartier il était reconnu. Il avait une clientèle très diversifiée qui allait des techniciennes de surface du magasin voisin, à des pompiers, ou à de brillants hommes d'affaires.
Il se servit un café et déplia le journal en attendant les premiers clients.
Mme Marly arriva peu de temps après. C'était une petite femme rebondie qui souriait toujours. Elle travaillait à la bibliothèque dans la rue voisine. Elle était du genre à s'inquiéter de tout et de tout le monde. Elle était un vrai rayon de soleil dans le quartier.
Peter lui servit un café, en discutant joyeusement avec elle.



Huit heures
Elle venait de franchir le seuil de la porte. Il la trouvait ravissante dans son tailleur noir, mais elle paraissait très fatiguée. Cela faisait environ un mois qu'elle venait prendre un café, et Peter l'avait remarqué dès le premier instant.
Mme Marly lui avait dit qu'elle était une brillante avocate et avait ajouté avec un air amusé, qu'elle était aussi seule que lui l'était !
Elle lui commanda un café noir d'un air très respectable et alla s'asseoir à la table du fond. Installée là, elle ouvrit un énorme dossier et commença à noter des éléments.
Il aimait la voir travailler ainsi, c'était réellement une très belle femme, il ne comprenait d'ailleurs pas pourquoi elle était seule.
Tout à coup elle leva son visage de son dossier, laissant apparaître un magnifique regard azuré. Elle ramassa ses dossiers, se leva pour payer et quitta le café.
Elle lui laissait toujours un pourboire.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 12:27

And nothing else matter

And nothing else matter
Juste une phrase à chuchoter
Sous la pluie quand les joues imbibées d'eau
L'on arrive à destination.
Destination de quoi?
C'est ce qu'on peut se demander.
Plus rien n'a d'importance.
Monde égoïste qui ne laisse pas
Ou plus place à l'individualisme.
Paradoxe n'est-ce pas?
Réalité tout de même.
James Hetfield aura beau s'époumonner,
Plus rien d'autre n'importe.
"And nothing else matter" - Metallica

# Posté le mardi 11 novembre 2008 15:41

Modifié le mercredi 12 novembre 2008 11:36

Tu es le genre de fille qui a une tête à se balader avec une agrafeuse.

Tu es le genre de fille qui a une tête à se balader avec une agrafeuse.
*
*
*
*
*
*
*

"L'éternité c'est long, quand on marche sans coeur"
*
*
*
*
*

Saez - Le cavalier sans tête.
*
*
*
*
*
*
*

# Posté le mardi 30 septembre 2008 15:21

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 10:44

Solitude

Solitude
Elle était seule,
Assise face à ce gouffre béant,
Et elle regardait passer les âmes,
Au dessous d'elle.
Elle laissait s'égarer ses pensées,
Et observait les péchés
De chacune d'elles.
Elle avait beau s'élever au dessus
De son corps,
Au final elle était toujours là,
Et eux avaient fuis,
Fuyant vers la liberté,
Cette liberté qu'elle ne pourrait
Jamais atteindre.
Elle était seule.
[...]

# Posté le mardi 30 septembre 2008 15:16

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 15:12

Le 22 Septembre.

Une chanson,
"un regard neuf sur les choses",
comme il dirait,
Un air qui nous pousse dans la mélancolie,
Un brasier interne qui dévore
Entrailles par entrailles ce qu'il nous reste d'humanité,
Ca en devient pathétique.
Une attention particulière à ce qui nous entoure,
Mais un refus catégorique à s'en mêler.
Regarder vivre en oubliant de vivre soi-même.
"Je veux brûler encore une fois"
Cette joie de vivre,
Cette entaille au fond du coeur qui se perpétue
Au délà de la vie elle-même.
La mélancolie en deviendrait presque rassurante,
Entourée de ses bras emplies d'angoisses,
Elle respirait par sacades, plus rassurée auprès de toi,
Mélancolie, que de la vie...

# Posté le lundi 22 septembre 2008 13:26